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Nos cours / Reprise des cours 2018-2019
« Dernier message par Chamois dOr le 28 août 2018 à 06:12:05 »
Bonjour à tous,

La rentrée aura lieu jeudi 30 août 2018.

Au plaisir de vous revoir.
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Livres / Re : Combattre au Moyen Age
« Dernier message par Joakim Hròlfrsson le 29 juin 2018 à 13:35:50 »
J'ai pris le texte critique sur le site nonfiction.fr. Je trouve qu'il résume bien le livre tout en apportant une critique intéressante.

J'ai également inséré les sources dans le message-source en italique.
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Livres / Re : Combattre au Moyen Age
« Dernier message par Amaury le 29 juin 2018 à 10:34:41 »
Excellent de poster ce résumé sur ce livre.

J'aimerais toutefois savoir si ce texte est de toi ou tiré d'ailleurs ?

Si c'est extrait d'un autre site, ouvrage, etc... Il faut impérativement le mentionner ainsi que sa provenance et le nom de son auteur stp.
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Livres / Combattre au Moyen Age
« Dernier message par Joakim Hròlfrsson le 18 juin 2018 à 09:15:09 »

Auteur : Daniel Jaquet
Editeur : ARKHE EDITIONS
Date de parution : 14/10/2017
ISBN : 2918682306

Résumé
Comment maniait-on une épée longue ? Porter une armure permettait-il de conserver la liberté de ses mouvements ? Que se passait-il à l’occasion d’une « emprise d’arme » ou d’un « combat à outrance » ? Les duels étaient-ils toujours sanglants ? Pour trancher dans le vif des idées reçues, Daniel Jaquet nous emmène à la découverte des livres de combat et de l’éventail des pratiques martiales du monde médiéval. Il faut dire que l’art de la lutte ou du maniement de la hache n’était pas réservé aux seuls chevaliers : bourgeois, étudiants, ou artisans s’entraînaient également au combat. Le duel judiciaire, lui, se pratiquait entre hommes de toutes conditions… et impliquait parfois des combats entre les deux sexes. Découvrez les techniques de combat illustrées, les conseils cryptés des maîtres d’arme et projetez-vous dans ces duels à travers les expérimentations menées grâce aux reconstitutions. Laissez-vous surprendre par les récits de ces combattants et de leurs motivations : ils bouleversent ce que l’on croyait savoir de la chevalerie et de l’art du combat au Moyen Âge.

Daniel Jaquet est chercheur associé à l’université de Tours. Diplômé en histoire médiévale et enseignant- chercheur à l’Université de Genève et Lausanne de 2007 à 2015. Il s’est imposé comme une référence dans l’étude des arts martiaux à l’époque médiévale.

-Résumé issu du livre lui-même-

Critique
Daniel Jaquet est l’auteur d’une thèse remarquée sur les pratiques de combat en armure au Moyen Âge, à partir de deux types de sources : d’une part, des manuels de combat, copiés dès le XIVe siècle et surtout aux XV-XVIe siècles ; et, d’autre part, ses propres reconstitutions d’affrontements en armure, dans une démarche d’archéologie expérimentale pionnière, largement et justement médiatisée. Il y revient d’ailleurs dans les troisième et quatrième chapitres de cet ouvrage, ainsi que dans une brève annexe, et il faut souligner non seulement l’importance de ces travaux sur les pratiques du corps, mais surtout la grande humilité de Daniel Jaquet : loin de se mettre en avant – ce qu’il aurait légitimement le droit de faire tant ses recherches ont fait progresser nos connaissances –, il ne cesse au contraire d’insister sur tout ce que l’on ne sait pas, pour mieux souligner, dans une souci d’explicitation qui est au cœur de l’approche scientifique, les limites de son propre travail.

L’ouvrage en question ici est clairement tourné vers le grand public – comme l’atteste par exemple la présence d’un très utile glossaire en fin d’ouvrage. Néanmoins, les médiévistes auraient tort de s'en détourner, car, comme l’auteur le souligne rapidement dans son introduction, cette étude des gestes et des savoirs martiaux a été et est encore largement ignorée des historiens.

Gestes et techniques, ou de l’art de mettre quelqu’un dans un sac
L’ouvrage s’articule en quatre grands chapitres. Dans le premier, l’auteur revient sur les manuels de combat et sur leurs auteurs, ainsi que, plus généralement, sur les maîtres de combat qui proposent leurs services dans les grandes villes d’Europe. Il s’agit bien d’un service : leurs prix sont fixés par les autorités urbaines, et leurs clients sont essentiellement des bourgeois, même si les maîtres ne manquent jamais de mettre en avant les seigneurs auxquels ils ont eu le privilège d’enseigner. L’auteur insiste particulièrement sur la grande diversité des formes de combat : à pied ou à cheval, en armure ou non, avec des épées, des lances, des gourdins, des haches... Maîtrisant parfaitement son sujet, l’auteur sait exhumer des textes souvent très drôles : ainsi de ce manuel daté de 1482 qui explique doctement comment « jeter quelqu’un dans un sac ». Plus sérieusement, il note bien que ces combats pluriels ne forment en réalité, pour les médiévaux, qu’une seule et même discipline : la distinction entre l’escrime et la lutte, par exemple, ne date que du XIXe siècle.

Le second chapitre se penche sur les manuels de combats en eux-mêmes, étudiés comme des textes : les formes qu’ils revêtent, les objectifs qu’ils se fixent, etc. Se construit peu à peu au cours du XVe siècle une « science des armes », comme le note un auteur de manuel, qui se manifeste par une volonté de décrire de manière exhaustive et raisonnée les différentes techniques possibles. Les usages de ces livres font encore débat parmi les chercheurs : s’agit-il d’ouvrages de prestige offerts à des seigneurs désireux d’étaler leur maîtrise des arts martiaux, de manuels d’enseignement utilisés par les maîtres ou encore de prospectus destinés à se faire recruter en montrant tout ce que le maître peut apprendre ? Les pages les plus intéressantes sont celles dans lesquelles Daniel Jaquet réfléchit à la difficulté propre à ces textes, qui cherchent à transposer des gestes à l’écrit.

D’où le troisième chapitre, reflet du précédent, qui s’intéresse à la façon dont le chercheur contemporain peut décoder ces textes pour retrouver des gestes, des techniques, un ensemble de « savoirs tacites du corps ». Pour cela, l’auteur dégage plusieurs pistes, parmi lesquelles la nécessité d’interroger ensemble textes et images et le fait de « faire parler les objets » : il est nécessaire d’expérimenter avec une épée pour se rendre compte qu’il s’agit d’un instrument extrêmement efficace, optimisé au fil des générations. De même, l’armure complète, symbole à elle seule du Moyen Âge dans l’imaginaire collectif, se révèle-t-elle un instrument de combat incroyablement performant.

Combattre comme un chevalier
Le quatrième chapitre revient précisément sur cet imaginaire collectif, pour tordre le cou à un certain nombre de clichés portant sur le combat médiéval. Daniel Jaquet y rappelle notamment que le poids d’une armure complète n’excède pas celui d’un équipement de pompier contemporain, permettant au chevalier une grande mobilité ; il souligne également que l’escrime médiévale ne se réduit pas, comme l’a trop longtemps pensé l’historiographie, à l’affrontement sommaire de deux brutes cuirassées, mais est au contraire une discipline hautement technique et rationnelle, très tôt comparée à une science. Les combats sont brefs, intenses, impliquent des passes et des bottes codifiées.

Le livre vaut aussi pour les nombreuses pistes de réflexions qu’il dessine, promesses de futures recherches. Ainsi des duels judiciaires livrés entre un homme et une femme : même si les textes de lois en reconnaissent parfois la possibilité théorique, on a du mal à croire qu’il y en ait réellement eu beaucoup, et l’on attend avec impatience l’article de Daniel Jaquet sur le sujet. Ainsi, également, des évolutions du mot « chevalerie », que l’on retrouve partout dans les sources. Il peut être employé comme un adjectif, et un chroniqueur rapporte qu’un combat est « chevaleureusement » livré ; il peut également devenir le symbole même de la culture courtoise, lorsqu’on distingue par exemple les « combats à vie » (comprenons à mort) et les « combats pour chevalerie ». Les chevaliers sont plus que jamais une élite sociale, en même temps qu’ils sont en train de devenir un mythe littéraire et un archaïsme militaire : ainsi de Jacques de Lalaing, champion européen du combat à la hache, régnant sans partage sur les lices pendant plusieurs années, avant de mourir d’un tir d’artillerie lors de la révolte de Gand (1453). Ces chevaliers sont bien, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Benjamin Deruelle, « à l’épreuve de la modernité  ».

Qu’est-ce qu’un sport ?
L’ouvrage est bien écrit, nourri surtout d’une grande maîtrise des sources, à la fois littéraires et iconographiques, le va-et-vient entre les deux étant toujours très bien mené. Certains passages – brièveté du livre oblige – sont un peu rapides, voire survolés : ainsi de la tentative de catégorisation sociale et professionnelle des maîtres d’armes, esquissée en quelques lignes alors qu’elle aurait gagné à être davantage développée. De même, quelques analyses semblent plus fragiles : ainsi quand l’auteur mentionne, au sujet du célèbre duel de 1547 entre Jarnac et La Châteigneraie, que leurs armes « rappellent celles des roturiers  », alors qu’au contraire, les deux seigneurs se battent à l’épée, tandis que les non-nobles n’utilisent que des massues. Le duel judiciaire est dès lors l’occasion de mettre en scène la différence entre nobles et non-nobles, ce que l’on trouve depuis plusieurs siècles déjà dans les textes de lois. Signalons enfin que la bibliographie aurait gagné, vu la volonté du livre de ne pas s’adresser qu’à une poignée de spécialistes, à être davantage nourrie de travaux francophones ; d’autant plus que l’auteur cite plusieurs articles ou ouvrages qui existent par ailleurs en français – ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, des recherches de Jean-Dominique Delle Luche sur les compétitions de tir dans les villes allemandes.

La référence au travail de cet historien permet de mettre en avant ce qui reste la grosse absence du livre : une réflexion sur la notion de sport. Celle-ci reste en effet sous-jacente dans l’ouvrage. Daniel Jaquet rappelle par exemple que ces entraînements urbains à l’art du combat ne sont qu’exceptionnellement reliés par les sources à l’activité guerrière au sens strict : on ne prend pas de leçons d’escrime pour devenir un bon soldat. Plus loin, il souligne la dimension ludique de ces activités, qui sont également pratiquées pour garder une bonne forme physique. Bref, on tourne autour de la notion contemporaine de sport – l’auteur en a bien conscience et utilise d’ailleurs la notion pour le moins floue de « proto-sport » . Il aurait mieux valu prendre le problème à bras le corps et poser directement la question : ces arts martiaux médiévaux sont-ils un sport ? Si non, comment les définir ?

Ce sont là des questions qui restent à approfondir. Les prochains travaux de Daniel Jaquet s’y attèleront, d’autant plus qu’il est par ailleurs un membre fondateur de l’Association des Arts Martiaux Historiques Européens, regroupant des reconstituteurs qui œuvrent à rendre l’histoire vivante. Dans sa conclusion, Daniel Jaquet rappelle avec mesure que, malgré toutes les expériences, on ne pourra jamais combattre « comme au Moyen Âge » : tout au plus peut-on retrouver un certain nombre de pratiques du corps, d’arts du faire, permettant d’incarner un peu plus l’histoire.

-Critique tirée du site nonfiction.fr, article Les arts martiaux des chevaliers, rédigée par le docteur Florian Besson-
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Brèves de comptoir / Re : Citations
« Dernier message par Joakim Hròlfrsson le 16 mai 2018 à 11:48:01 »
Maximes de Végèce, tirées de l'Epitoma rei militaris :

Le savoir militaire alimente l'audace du soldat car nul n'appréhende d'exécuter ce qu'il connaît à fond

C'est l'agilité, jointe à la connaissance de l'exercice, qui fait le guerrier modèle

Un vieux soldat qui n'a pas appris l'exercice est toujours une recrue

C'est par la répétition continuelle que les combattants apprendront à garder leur rang et à ne point quitter leur enseigne dans les évolutions les plus embarrassées

un général doit vouer ses soins, je ne dis pas à l'ensemble de son armée, mais à chacun des individus qui la composent

la route la plus sûre est celle que l'ennemi ne vous soupçonne pas de vouloir prendre

il faut tenter tout ce qui serait peu nuisible en cas d'échec mais dont la réussite serait très avantageuse

si les nouveaux soldats sont seuls à vouloir combattre, ne vous fiez pas à ces gens sans expérience qui ne mesurent pas les conséquences de ce qu'ils demandent ; consultez les vétérans et différez la bataille s'ils en craignent l'événement

plus vous aurez exercé et discipliné le soldat dans les quartiers, moins vous éprouverez de revers à la guerre

il n'y a pas de meilleur projet que celui dont on dérobe la connaissance à l'ennemi jusqu'au moment de l'exécution

la même armée qui acquiert des forces dans l'exercice les perd dans l'inaction

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Livres / Les enfants de Hùrin
« Dernier message par Joakim Hròlfrsson le 02 mai 2018 à 16:25:40 »

Avec Les enfants de Húrin, J. R.R. Tolkien nous rapporte des faits antédiluviens. Il raconte une histoire située ailleurs, dans un passé fort lointain. Un récit plein de bruit et de fureur où le poids d’une destinée fatale obscurcit l’existence d’une figure héroïque.

Dans deux appendices passionnantes, Christopher Tolkien rappelle la genèse de ce conte perdu, réédité ici à part du Quenta Silmarillion et de ses précédentes occurrences, dans une version au plus près du texte tel que l’aurait voulu son père, dépouillée de toute annotation, du moins si l’on fait abstraction du para-texte (les deux appendices déjà mentionnés, une préface, une introduction, quelques arbres généalogiques, une liste des noms et une carte).
 Ce travail permet ainsi de prendre la mesure d’une création au final restée inachevée. Un work in progress à l’échelle d’une vie, à l’origine du Quenta Silmarillion, du Hobbit et du Seigneur des anneaux.

Né à l’aube du XXe siècle, des œuvres communes d’une éducation humaniste pétrie par les mythes anglo-saxons et islandais, et des champs de bataille de la Grande Guerre, la geste des Enfants de Húrin pose, avec le récit de La chute de Gondolin et le Lai de Leithian, les premiers jalons d’un univers appelé à devenir celui des Terres du Milieu. Un monde secondaire censé être le chaînon manquant de la culture anglo-saxonne. L’œuvre d’une vie, poussant le mimétisme avec ses prédécesseurs médiévaux jusque dans sa stratification en multiples écritures et réécritures.
 Avec Les enfants de Húrin, Christopher Tolkien fait œuvre d’archéologue, exhumant un récit dont la composition a évolué au gré des choix narratifs de son père (prose ou poème) et de l’élaboration historique et géographique de la Terre du Milieu.



L’histoire des enfants de Húrin se déroule 6000 ans avant celle du Seigneur des Anneaux, dans une partie des Terres du Milieu submergée bien longtemps avant le début du périple de Bilbo puis de la compagnie de l’Anneau.
 Autre temps, autres lieux, autre seigneur Ténébreux, mais mêmes ressorts : ceux de l’affrontement entre le Bien et le Mal, ici incarné par Morgoth, aka Melkor, Vala déchu et figure luciférienne par excellence.
 Assiégé dans sa forteresse inexpugnable d’Angband, le Noir Ennemi du Monde trame sa revanche. Au dehors, les elfes montent la garde en compagnie de leurs féaux, seigneurs humains des Maisons de Bëor, Hador et de Haleth. Rompant le siège lors de la Bataille de la flamme subite, Morgoth écrase définitivement les forces coalisées au cours de la Bataille des Larmes Innombrables. Un désastre dont ne se remettront jamais les elfes et qui marquera le début du déclin de leurs royaumes en Beleriand.
La geste des Enfants de Húrin prend place à cette époque. Lorsque son père Húrin est capturé, Túrin vient d’avoir huit ans. Obligé de subir le joug des Orientaux, alliés à Morgoth, l’héritier du seigneur de Dor-Lómin doit se cacher dans sa propre demeure. Et même si sa mère Morwen, femme au fort caractère, peut s’abriter derrière sa réputation de sorcière parmi les Orientaux et compter encore sur quelques amitiés, son existence devient précaire.
 Il doit donc fuir en secret, demander l’asile chez Thingol, le roi des Elfes de Doriath, à l’abri derrière l’anneau de Melian, barrière magique le préservant des mauvaises influences de l’Ennemi. Mais peut-il échapper à son destin ? La malédiction lancée par Morgoth, censée briser la résolution de Húrin son père, pèse désormais sur lui et sa famille.

Dans cette nouvelle version, l’histoire de Túrin se déploie dans toute son ampleur. Celle d’un conte hanté par un fatum implacable, une prédestination funeste. Sans cesse, au cours de ses pérégrinations en Terre du Milieu, Túrin cherche à rompre la malédiction obérant son avenir. À plusieurs reprises, il croit lui échapper, changeant de nom pour brouiller les pistes et tromper Morgoth et ses serviteurs. Mais son caractère fier, obstiné et sombre, le pousse toujours à se révéler, apportant le malheur à ceux qui le côtoie. À se demander si Túrin lui-même n’est pas la principale cause de son destin désastreux.
 Cette geste héroïque prenant en défaut l’héroïsme lui-même, du moins dans ses manifestations les plus excessives, puise son inspiration dans les récits de Sigurd le Volsung (1), d’Œdipe et du kullervo finnois (2). La tournure emphatique des dialogues, non dépourvue de lyrisme, l’atmosphère tragique dans laquelle baigne l’ensemble du texte, semblent empruntés à ces récits mythologiques.
 Toutefois, Tolkien ne se situe pas dans le registre du pastiche. La personnalité de Túrin Turambar, Maître de son Destin, pour son propre malheur et celui de ses proches, domine littéralement de son ombre tragique tous le texte. Combattant dont l’exceptionnelle bravoure est jalousée, instigateur de la chute du royaume elfe de Nargothrond, meurtrier d’un de ses amis et inceste, Túrin s’avère aussi le témoin de la fin d’un monde. Comme un écho, réduit à l’échelle d’un homme, de la ruine des royaumes elfes du Beleriand dans leur lutte désespérée contre Morgoth.
 Et si l’orgueil précède la chute, ici elle n’est pas dénuée de grandeur, voire même d’une certaine noblesse. Celle des Grands Mythes.

Notes :

(1) Héros légendaire de la mythologie nordique apparaissant dans l’Edda poétique, l’Edda de Snorri et jouant le rôle principal dans la Völsunga Saga. Aussi appelé Siegfried dans la version christianisée de la légende La chanson des Nibelungen.
 (2) Héros tragique de l’épopée finnoise le kalevala compilés au XIXe siècle par Elias Lönnrot à partir de poèmes populaires de la mythologie finnoise.
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Lames de légende / Anglachel/Gurthang
« Dernier message par Joakim Hròlfrsson le 02 mai 2018 à 14:26:02 »


Anglachel est une épée qui fut forgée par Eöl l'elfe noir à partir d'une météorite. Son épée-soeur était Anguirel. Sa lame était noire mais brillait aussi et était si dure qu'elle pouvait facilement trancher le fer. Il a été dit qu'elle était imprégnée de la malice d'Eöl et était apparemment douée de conscience.

Histoire
Eöl donna Anglachel à son seigneur, le roi Thingol de Doriath, comme paiement pour le laisser demeurer dans la forêt de Nan Elmoth. Thingol ne la porta pas, car Melian l'avait avertit qu'il y avait de la malice dans la lame, alors elle resta dans l'arsenal de Menegroth.

En P.A. 487, Thingol permis à Beleg Cúthalion de prendre n'importe quelle arme dans sa recherche de son ami Túrin Turambar, et il pris Anglachel. Il traqua les Orcs qui emmenaient Túrin en captivité à Angband et, en pleine nuit, chercha à le libérer en secret. Mais lorsqu'il utilisa Anglachel pour couper les liens de Túrin, elle glissa et piqua le corps inconscient de Túrin. Se réveillant de sa stupeur, Túrin pensa que les Orques étaient retournés pour le torturer, et pendant la lutte, il tua Beleg avec la lame. Après le combat, les bords d'Anglachel se sont ternis et ont tourné en un noir mort et depuis elle a cessé de briller avec un "feu blême". Cela a été attribué à la sensibilité apparente Anglachel qui était en deuil pour le meurtre de Beleg.

Túrin a ensuite été conduit à Nargothrond par Gwindor qui avait aidé Beleg dans son sauvetage. Une fois à Nargothrond, Túrin fit reforger Anglachel. Il a rebaptisé la lame Gurthang, "Fer de Mort". L'épée fut utilisée par Túrin tout au long de son séjour à Nargothrond, lorsqu'il devint capitaine et mena les Nargothrondrim à la guerre ouverte, une tactique mal connue. Sa renommée croissante avec Gurthang donna un nouveau nom à Túrin: Mormegil, 'L'Epée noire' de Nargothrond. Les exploits de Túrin avec les Nargothrondrim ont culminé avec la bataille de Tumhalad qui a conduit à la ruine de Nargothrond.

Gurthang a ensuite été utilisée par Túrin pour tuer le chef de orientaux Brodda et elle est restée avec lui quand il est venu à Brethil, mais souhaitant, se débarrasser de son passé, il a mis Gurthang de côté. Ce n'est que lorsque les orques ont commencé à menacer Brethil en nombre, que Túrin a de nouveau pris Gurthang pour les repousser. Lorsque le dragon Glaurung est venu à Brethil pour poursuivre Túrin, un conseil désespéré a été tenu à Ephel Brandir sur la façon de faire face à la menace. Túrin raconta aux hommes de Haleth l'histoire de Azaghâl, Seigneur de Belegost et comment son couteau força Glaurung à fuir. Túrin déclara alors "Mais voici une épine plus acérée et plus longue que le couteau d'Azaghâl" et les fils de Haleth crèrent "L'épine noire de Brethil" ! "

Túrin réussi à tuer Glaurung avec Gurthang à Cabed-en-Aras, mais il tombaen pâmoison lorsqu'il l'arraché au ventre de Glaurung. Brandir lui dit alors que sa femme était en fait sa soeur Nienor, comme l'avait raconté Glaurung et, dans une rage, il tua Brandir. Découvrant de Mablung que c'était vrai, Túrin retourna à Cabed-en-Aras pour se suicider en s'adressant à Gurthang avec des mots courtois:

- Je te salue, Gurthang, tu n'as ni seigneur, ni loyauté, sauf la main qui te manie, tu ne refuses aucun sang, prendras-tu donc celui de Túrin Turambar, veux-tu me tuer rapidement? "Et de la lame retentit une voix froide en réponse:" Oui, je boirai ton sang avec joie, afin que j'oublie le sang de Beleg, mon maître, et le sang de Brandir, tué injustement, je te tuerai rapidement. "

Túrin se jeta sur Gurthang et la lame se brisa. Elle fut enterré avec Túrin sous la Pierre de l'Infortuné et là finit son histoire.

Narn i Chîn Húrin
La geste des enfants de Húrin
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Lames de légende / Re : Narsil / Andúril
« Dernier message par Joakim Hròlfrsson le 02 mai 2018 à 12:10:47 »
Très bon post.

A noter qu'au niveau étymologique, Narsil est un nom quenya qui signifie "flamme rouge et blanche". Le nom se compose des racines NAR ("feu") + THIL ("lumière blanche"). C'était un nom symbolique, désignant le Soleil et la Lune, les «principales lumières célestes, en tant qu'ennemis des ténèbres».

Andúril, qui quand à elle signifie "Flamme de l'Ouest" en Quenya, est composé de ANDÚNË ("ouest") + RIL ("brillance"). "Ouest" faisant ici référence à Númenor.

Au niveau de l'apparence, la lame était gravée du motif des Sept Etoiles, entre le Soleil rayonnant et le croissant de Lune, symboles d'Elendil et de ses fils, Anárion et Isildur. Elle était également gravée de nombreux cirth (runes elfiques). De plus, la lame était prodigieusement brillante, justifiant son nom..


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A.M.H.E / Re : Conférence sur les sources
« Dernier message par Julien le 26 avril 2018 à 07:57:36 »
Merci, Pierre Alexandre est bien connu des anciens de cdl, il donne d'ailleurs un atelier aux rencontres de Dijon
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Bons liens / DÉPLACÉ: Bon jeu vidéo
« Dernier message par Vargeisa Valkyrja le 25 avril 2018 à 17:27:26 »
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